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Q and A with dir. Heiward Mak - High Noon

Saturday 7 July 2012, by Abla Kandalaft

HIGH NOON
Heiward Mak
2008, Hong Kong

Présenté à Paris Cinéma 2012

Le quotidien de sept amis lycéens qui doivent chacun faire face à leurs propres problèmes personnels. Drogue, sexualité, difficultés familiales... Malgré des personnalités parfois radicalement opposées, ils trouvent un peu de répit dans les moments qu’ils partagent et font les 400 coups. Premier long métrage de Heiward Mak, High Noon est également le second volet d’une trilogie sur la jeunesse produite par Eric Tsang. La jeune réalisatrice dresse un portrait moderne et sans complaisance de ces jeunes lycéens, servi par une mise en scène vive qui saisit le rythme de vie frénétique de la jeunesse hongkongaise.

Vous étiez scénariste, comment êtes-vous passée à la réalisation?

J’étais en effet scénariste et j’écrivais des comédies un peu folles. J’avais écrit une histoire courte de deux frères qui a été adaptée au cinéma. C’est mon producteur qui m’a plus tard proposé d’en faire moi-même un long métrage.

Où avez-vous trouvé vos acteurs?

J’ai fait le tour des agences de mannequins et n’ai trouvé personne qui correspondait aux rôles. J’ai lancé des annonces d’audition sur internet et ça n’a pas aidé, finalement j’ai fait le tour de terrains de sport, de foot et de basket. Ce ne sont donc pas des acteurs professionnels. J’ai passé du temps à les interviewer, à leur poser des questions sur leurs expériences personnelles, parfois traumatisantes, et j’ai enregistré leurs histoires , leur promettant de les effacer après avoir réalisé le film. Par la suite, d’entre eux ont poursuivi cette voie et sont devenus acteurs professionnels, et un troisième produit actuellement ses propres films.

En dépeignant ces expériences extrêmes et les réactions violentes des personnages , espériez-vous représenter une réalité particulière de la jeunesse hong kongaise ?

Ce qui est particulier à Hong Kong c’est la catégorisation officielle des élèves par l’école selon leurs niveaux scolaires ce qui stigmatise une partie des élèves et explique en partie ce comportement. Ce sont des réactions que l’on retrouve chez certains adolescents dans d’autres pays bien sûr, mais à Hong Kong il s’agit d’une situation qui est normalisée par ce système d’étiquettage des étudiants par le système scolaire. Il y a eu de très nombreux documentaires sur les jeunes qui forment des gangs à Hong Kong mais ceux-ci adoptent une approche anthropologique, superficielle , comme s’il s’agissait d’animaux dans un zoo. J’ai voulu montrer l’humanité de ces jeunes.

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