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Encounters 2015 – a bilingual selection of live action shorts

Thursday 24 September 2015, by Elise Loiseau

No. 27
Dir Lola Peploe
France 2015
21 mins

Fr

Lilly Page est une jeune Anglaise partie vivre son rêve d’aspirante romancière dans la Ville Lumière. Dans ce Paris fantasmé, tout peut arriver. C’est donc sans trop de surprise que dans une librairie, Lilly trouve une annonce déposée par un homme qui fait commerce des rêves que l’on veut bien lui vendre.
Le premier court métrage de Lola Peploe, une jeune réalisatrice anglaise, est une rêverie pleine de poésie joliment interprétée par Emily Warren.
Tourné à Paris par une réalisatrice anglaise et mettant en scène une actrice britannique également, ce court rappelle l‘hilarant Dear Jean Pierre, écrit par Katy Wix.
A en juger par ces deux films, les réalisateurs anglais semblent particulièrement bien inspirés lorsqu’ils fantasment sur le pays de leurs voisins français - aussi bien que lorsqu’ils s’en moquent gentiment!

Eng

Lilly is a young Brit who moves to Paris to fulfill her dream of working there as writer. In this fantasised version of the City of Light, everything is possible, so an advert in paper promoting the services of a man who buys and sells dreams comes as no surprise to her.
Number 27 is a poetic short by first time British director Lola Peploe –also an actress who appeared in Stephen Frears’ The Queen.
Shot in Paris by a British director and with a British cast, Number 27, in a similar vein to Encounters favourite Dear Jean Pierre by Katy Wix, shows that British filmmakers are particularly inspired when they fantasise about the French capital and when they gently mock the French and their love of arthouse films.

A Single Body
Dir Sotiris Dounoukos
France 2014
18 mins

Fr

David et Wani travaillent comme équarisseurs dans un abattoir. Assidus à leur poste, ils nourrissent le rêve d’ouvrir leur propre boucherie. Ils lorgnent sur le camion d’occasion qu’ils ont repéré, dont le prix de vente baisse petit à petit. Un quotidien rude donc, mais en dépit de tout les deux compères se serrent les coudes en attendant des jours meilleurs. Jusqu’au jour où un nouvel employé arrive: maladroit, il n’inspire pas confiance aux deux amis, dans un univers peuplé de machines aux lames suffisamment puissantes pour découper en deux la carcasse d’une charolaise.
D’une grande force visuelle, Un Seul Corps impressionne par le traitement singulier de cette bromance abritée par les murs sanglants d’un abattoir. En s’attardant sur ce corps a corps étrange entre l’homme et les carcasses de bétail, la camera de Sotiris Dounoukos raconte la fragilité comme la dignité des corps des deux travailleurs.

Eng

David et Wani work in an abattoir and harbour ambitions of opening their own butcher’s shop. Every day, they keep an eye out for a second-hand van, whose price keeps going down … In the face of their harsh working and living conditions, the two pals stick together and wait for better days to come. One day, a new employee arrives: his clumsiness amongst the blade-heavy environment understandably unnerves our protagonists. A visually powerful film, A Single Body hits home with its intimate and original depiction of this bromance within the bloody confines of the abattoir. By focusing his lens on this interrelated visual elements of the carcasses and the butchers, Dounoukos highlights the characters’ fragility and dignity in their work.

Aissa
Dir Clément Tréhin-Lalanne’s
France 2014
8 mins

Fr

Aissa est interprétée par Manda Toure et Bernard Campan prête sa voix au médecin (qui n’apparaît pas a l’écran). Aissa a été nommé aux Césars 2015 et récompensé à Clermont Ferrand 2015.

Aissa dit avoir 17 ans mais comme sans papier elle ne peut pas le prouver, elle doit passer un examen médical. Palpation, examen de la dentition, radio du poignet : le film de Clément Trehin-Lalanne se penche sur cette pratique humiliante, et provoque – a dessein- un profond malaise. On ne sait rien d’Aissa, si ce n’est qu’elle a peur, on ne sait rien non plus du Docteur, si ce n’est qu’il dit faire ces déclarations ‘de bonne foi’, comme il clôt son enregistrement à destination du parquet … Le dispositif évacue tout commentaire et joue sur la juxtaposition des images du corps d’Aissa et des observations du médecin. Au malaise provoqué par l’impudeur des prises de vue s’ajoute l’indignation provoquée par la perversion de la méthode, qui transforme les différentes parties du corps d’Aissa en autant de pièces à conviction, à charge contre elle même.

Eng

Aissa is played by Manda Toure and the doctor’s voice is that of actor Bernard Campan. Aissa was nominated at the Césars in 2015 and awarded a prize at the 2015 edition of Clermont-Ferrand.

Aissa says she is 17 but without any ID to prove it, she has to undergo a medical exam. Palpation of the breasts, dental examination, X-ray of her wrist: Clément Tréhin-Lalanne’s short film highlights the humiliation inherent in this cold, detached examination and aims to make us viewers feel uncomfortable.
We don’t know much about Aissa other than the fact that she is clearly scared; we don’t know much about her doctor either, other than the fact that his assessment is carried out ‘in good faith’, as he ends his recording destined for the immigration department. Tréhin-Lalanne’s gets rid of comments and other extraneous elements, playing on the superimposition of the images of Aissa’s body and the audio of the clinical, cold, medical assessment. The brutality of the method adds to the indecency of the images and the indignity of turning someone’s body parts into pieces of evidence, incriminating their owner.

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