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Court de la Semaine special FIFIB: Tant qu’il nous reste des fusils à pompe de Caroline Poggi et Jonathan Vinel

Court de la Semaine/Short of the Week special FIFIB: Tant qu’il nous reste des fusils à pompe de Caroline Poggi et Jonathan Vinel

Saturday 25 October 2014, by Elise Loiseau

Tant qu’il nous reste des fusils à pompe ajoute à son beau Palmarès (Ours d’Or à Berlin en 2013, entre autre) le prix du meilleur court métrage remporté à la troisième édition du Festival International du Film Indépendant de Bordeaux.

Tant qu’il nous reste des fusils à pompe est un film sur l’ennui, le désarroi d’adolescents qui zonent dans une ville déserte, et sur la mort. Gus Van Sant est passé par là, et son imagerie a nourri, comme elle a nourri tant de réalisateurs de cette génération, Jonathan Vinel et Caroline Poggi, tous deux nés à la fin des années 80.

Le meilleur ami de Joshua s’est suicidé avec un fusil à pompe et Joshua veut mourir lui aussi. Mais avant ça, il veut trouver une famille à son frère Maël. Un gang, comme ça il pourra « rencontrer des gens, avoir des tatouages, baiser. ». Le film est cette placide, planante et majestueuse préparation à la mort.

Dans le projet des réalisateurs l’ambition du film est décrite ainsi : il fallait que «tout, dans ce film, soit un adieu [1]». Et de ce fait, chaque geste devient un cérémonial, une belle liturgie païenne, que déréalisent les fascinants clairs obscurs et les chœurs qui renforcent la dimension quasi mystique du film. Cette dimension atmosphérique forte en est la matière première : le court n’est pas construit sur une histoire mais sur la mise en place tranquille et implacable du projet de son héros. Jonathan Vinel explique : « La narration du film est construite comme celle d’un jeu vidéo : un but est annoncé au début et il faut franchir des étapes pour l’atteindre [2]

Pour dire la neurasthénie, des piscines vides, des pavillons et des rues silencieuses, filmés dans la pesanteur de la fin d’un été. Tant qu’il nous reste des fusils à pompe , violent et pourtant serein, rejoint Virgin Suicide et Elephant au panthéon des films qui subliment l’association ô combien romantique de la mort et de la jeunesse.

Tant Qu’il Nous Reste Des Fusils à Pompe is the latest winner of the short film award at the third annual Bordeaux International Independent Film Festival.

The short is a film about the boredom and distress that plague the teenagers of a deserted town; it is a film about death. More specifically, it is a film about a young man preparing for his own death. Gus Van Sant’s work has surely inspired directors Jonathan Vinel and Caroline Poggi, both born in the late 80s, like it has so many other film makers of their generation.

After Joshua’s best friend kills himself with a shot gun, he decides to follow suit. But before he dies, he wants to make sure his brother Mael is looked after and seeks to find him a family, a gang, so he “can meet people, get tattoos, have sex.”
Joshua meticulously and coldly ensures he has got everything in order before he can pull the trigger.

According to the directors, “Everything in this film had to say farewell,” so every gesture, every undertaking is a ritual, imbued with mysticism.

Jonathan Vinel explains that “the narrative of the film follows a video-game like structure: the end point is announced at the start and the protagonist has to go through the various stages required to achieve this.”

Une fois n’est pas coutume, il ne s’agit pas d’un film disponible en ligne, mais vous pouvez néanmoins en voir deux extraits :

The film isn’t available online but you can catch snippets at the links below:

Au casting, Nicolas Mias interprête Maël, Lucas Doméjean Joshua et Naël Malassagne Sylvain.

Naël Malassagne dans "Tant qu’il nous reste des fusils à pompe" from Naël Malassagne on Vimeo.

En guise de lots de consolation, sont disponibles sur Vimeo Play et Prince Puissance Souvenirs, films de Jonathan Vinel. Les deux films portent en eux les thèmes de Tant qu’il nous reste des fusils à pompe et sont chargés de la même atmosphère irréelle. Dans Play, le "héros" dynamite legos et playmobiles en énonçant les morts qui ont jalonné son été 2010. A voir.

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